Analyse du paysage politique francais à l'issue de ces presidentielles :
Par Michel Wieviorka
La campagne présidentielle a eu valeur cathartique, et, en quelques mois, la France est passée d'une rive à une autre. Hier encore, sociologues et politologues, à juste titre, parlaient de crise de la représentation ou de déficit du politique. C'est fini, et personne ne s'y trompe : notre pays est engagé dans une immense mutation de son système politique, et nous pouvons maintenant dessiner les contours de nouveaux rivages, sur lesquels nous avons fait déjà plus que poser un pied.
La droite, la première, a engagé sa mue. Sous la direction de Nicolas Sarkozy, l'UMP se présente comme un grand parti populaire, moderne, et dont les orientations se clarifient...
Pourquoi pas ?
Mais le fond ne suffit pas , il faut aussi de la forme .Aussi je suis pour la dissolution des courants actuels et d'en refonder d'autres avec des têtes différentes (acte symbolique) et je dirais comme notre camarade Benoît Hamon dans le Parisien de ce matin :
"Là ou je me sentais en décalage avec mes camarades, c'est quand la droite présentait le visage du renouveau avec Rama Yade, Rachida Dati,Laurent Wauquiez alors que nous avions les mêmes pour expliquer la défaite de 2007 que ceux qui expliquaut la défaite de 2002 et celle de 1995 ! On a aujourd'hui l’électorat le plus divers, le plus jeune, le plus curieux et pour autant c'est la droite qui donne l'exemple de la diversité et nous on donne le sentiment d'être scotché aux années Mitterrand "
J'aimerais donner mon sentiment personnel sur les prestations de certains de nos camarades sur les plateaux de télévision mais comme je veux rester courtois et unitaire, je dirais seulement que: leur propos étaient malvenus et j'avais honte de me dire adhérent du PS devant des électeurs non encartés qui avaient voté Ségolène !
Amitiés socialistes
André LOUIS
Rédigé par : André LOUIS | 08 mai 2007 à 10:29